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UN PEU D’HISTOIRE : Le Janissaire et le Pianoforte

Dernière mise à jour le mercredi 5 mars 2008

Le mot « janissaire » recouvre un premier sens relativement connu, mais dont l’usage s’est perdu faute de combattants. En effet il désignait le soldat d’infanterie d’élite placé sous le commandement direct du Grand Turc depuis le XIVe. Cette troupe était constituée de jeunes soldats particulièrement bien entraînés, très disciplinés qui ne commettaient aucune des exactions ordinaires en cas de victoire. Pour parfaire le tableau, cette troupe était parée de somptueux costumes et se signalait par une musique entraînante et vive, de quoi donner du coeur au combat et effrayer l’adversaire par sa fougue. Les instruments qui la composaient étaient surtout des percussions : tambours et caisses claires, de bâtons frappés au sol surmontés d’un ensemble de clochettes, et des instruments à vent aigus comme fifres et hautbois. Il pouvait aussi s’adonner à l’exécution de musique raffinée accompagnée au luth. Le « janissaire » est aussi un terme qui désigne un registre du pianoforte généralement viennois. Les registres du pianoforte sont communément commandés par des pédales (pour l’orgue et le clavecin par des tirants situés de part et d’autre du ou des claviers). Le pianoforte viennois pouvait en compter jusqu’à huit. Seules subsistent deux ou trois pédales dans le piano moderne qui ne concernent que les usages particuliers des étouffoirs ou de l’atténuation du son (...)

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Le "Janissaire" et la "Pianoforte". Article publié dans : le n°3 de la Revue de l’Association Charles Plisnier asbl « Francophonie vivante » en septembre 2007 www.charles-plisnier.be



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